WE de fête, semaine de soins

Suite à l’annonce et au premier RDV d’explication, nous voici donc en partance pour la Bretagne.

Le trajet fut pénible, je ne peux m’empêcher de pleurer tout le long.

Mais arrivés sur place, je veux être festive, je veux faire en sorte que ce WE soit un WE de fête pour mes amis.

J’ai bien sûr les idées ailleurs mais je profite de ces moments de derniers préparatifs.

Le vendredi, un appel du cabinet de gynécologie me rappelle à mes obligations d’analyses et d’IMG (avortement thérapeutique) :

  • Dès le lundi à 8h, je dois passer une scintigraphie, de ce fait nous revoyons immédiatement nos plans pour le retour
  • le mardi , cela va être le jour de l’interruption thérapeutique de grossesse qui est programmée,
  • le jeudi j’ai le scanner, RDV avec le cardiologue et l’oncologue.

Je raccroche, donne rapidement l’information à mon mari et je me focalise extrêmement rapidement sur le mariage et la fête de mes amis.

J’en profite pour faire les derniers ajustements du diaporama, le montrer à la famille et au deuxième témoin.

Le soir nous calions les animations avec le DJ.

J’ai été frappé par deux choses lors de cette soirée, le père du futur marié, qui m’a demandé ce qui n’allait. Il m’a dit que j’avais l’air. A mon habitude, j’ai dit mais non, on est juste fatigué du trajet. Mais plus tard j’en ai fait part à mon ami, qui m’a dit que son père « sentait » ces choses là.

Ceci m’a un peu troublé, en effet, je pensais vraiment faire illusion. Mais pas pour tout le monde

pexels-photo-696214.jpeg

La fête du lendemain fut merveilleuse, un superbe mariage ! Pleine de joie, les mariés étaient superbes.

Nous avons profité du bonheur de nos amis, nous avons dansé, chanté et ri. Que c’était bon !

Une chanson a fait quand même écho à la maladie lors de cette fête. Je l’ai détesté sur le moment. En effet, mon corps me faisait un sale tour… je ne pouvais pas l’aimer, mais mon mari m’a fait danser et m’a câliné, ceci a rendu le moment plus supportable. Je n’étais pas du tout « In Love » de mon corps, ce corps qui me trahissait !  (CF la lettre à mon corps )

En outre, le moment difficile a été les félicitations des personnes qui avaient remarqué que mon ventre s’était arrondi, je ne disais rien, je souriais gênée ! Et nous continuions de nous amuser ! Les personnes qui étaient au courant et qui me demandaient comme s’est passé la deuxième écho… (elle s’était bien passée, justement et cela rendait la suite encore plus douloureuse.) J’ai menti, ouh oui j’ai menti et j’espère être excusée, j’ai dit qu’on ne savait pas qu’on attendait et j’ai laissé entendre que je ne l’avais pas eu.

Nous nous sommes couchés à 4h, et sous l’effet de la cortisone, je continuais à discuter avec mon mari, qui forcément n’avait qu’une envie  : Dormir ! Ce qui me faisait rire.

Le lendemain matin, je me suis confiée sur la situation à mon ami, qui m’a remonté le moral, m’a dit de me focaliser sur notre fils ! Car nous avions le bonheur de connaître la parentalité, chose qui n’est pas possible pour tout le monde.

Il m’a promis d’être présent pour nous (avec le recul je peux dire que cette promesse fut tenue haut la main).

Vers midi, nous rentrions pour Toulouse, le trajet fut pénible et long, nous devions nous relayer régulièrement ! Ma mère nous attendait chez nous, afin de pouvoir s’occuper de notre fils dès le lendemain, puis mes beaux parents nous rejoignaient dans la semaine ! 

pexels-photo-288583.jpeg

Nous étions extrêmement entourés et soutenus par nos parents, c’était nécessaire et tellement agréable. Une chose que j’ai retenue, c’est de ne pas refuser l’aide quand elle est proposée dans ces moments là, pour nous mais aussi pour les autres, qui ont besoin d’être près de nous. Ensemble, avec nos ressentis différents, nous nous aidons, nous sommes plus forts.

Même si la première réaction serait de dire, c’est gentil mais on va se débrouiller. Dire oui, permet de relâcher la pression d’inviter les gens dans notre intimité, ils peuvent nous aider chacun à leur manière.

4 commentaires sur “WE de fête, semaine de soins

Ajouter un commentaire

  1. Tu sais poser les mots pour raconter le pire. J’admire.
    J’ai eu beaucoup de mal à dire oui aux propositions d’aide de mes amis, et je suis encore comme cela. J’ai peur de les embarquer dans mes ennuis.

    1. Merci 🙂
      Pour les propositions d’aide, il faut aussi s’écouter, il y a certaines personnes qu’on ne veut pas accueillir dans notre intimité. Il faut faire comme nous le sentons. Mais dire oui, de manière très juste et sélectionnée (pas à tout va), une une chose bénéfique pour tout le monde. Cela peut aider certaines personnes à moins s’inquiéter, de l’autre nous avons des personnes à qui nous confier. Une amie a été une épaule hors norme, elle m’a toujours écoutée, sans jugement. Le non jugement est une valeur essentielle pour moi 🙂
      Au plaisir de te lire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :